Á la célèbre bibliothèque d’Alexandia, dans la division beaux-arts, subdivision architecture, j’ai trouvé l’ouvrage intitulé « Les treize merveilles du monde » dont la comtesse Niamh m’a recommandé la lecture, j’en lis maintenant le chapitre consacré à la quatrième merveille :
Le Palais d’Alastyn
Par Aoife Nic Aonghusa Professeur d’architecture à l’université d’Alexandia
Probablement la plus ancienne des merveilles, son aspect laisse toujours croire qu’elle vient d’être construite. Ce palais fut édifié il y a si longtemps, par de grands magiciens désignés par le terme de bâtisseurs, que son âge est trop incertain pour que je m’avance à l’évaluer.   
Le palais est immense, entouré d’un muret de marbre ajouré tel une dentelle, haut d’une coudée il forme un carré de deux cent quarante toises de côté interrompu sur la face nord par les six toises de l’allée du roi. À chaque angle et aux deux extrémités est incrustée une colonne d’une coudée de diamètre, d'une toise de haut dont le chapiteau supporte une statue. Un cheval cabré de marbre noir, aux yeux de rubis, à l’angle nord-est. Un ours dressé de marbre brun, aux yeux d’émeraude, à l’angle sud-est. Un Dauphin bondissant, aux yeux de topaze bleu ciel, sculpté dans une turquoise de taille inimaginable, à l’angle sud-ouest. À l’angle nord-ouest là aussi la magie est à l’œuvre. Un aigle chauve, ailes déployées, aux yeux de saphir noir étoilé, bien que taillé dans un seul bloc de marbre son corps est noir, sa tête et sa queue sont blanches, son bec et ses pattes sont jaunes.
Sur la façade nord, de part et d’autre de l’allée royale, un nu. Une femme aux yeux d’améthyste à droite, et un homme aux yeux d’ambre à gauche, tous deux marbre blanc. Ils ont les bras couverts d’arabesques noires, qui flamboient aléatoirement. Personne ne sait quelle arabesque ou quelle combinaison va flamboyée ni quand ni sur quelle statue... parfois sur les deux. 
Sur tout le périmètre intérieur le long du muret se trouve une allée de marbre bâtard gris, large de dix toises ; c’est l’allée défensive. Le marbre bâtard est un matériau magique qui a l’aspect du marbre et la consistance d’une chaussée de terre battue.
« Dans la partie nord, après l’allée défensive nord nous avons de l’ouest à l’est.
L’allée défensive ouest.
Une tour carrée de trente toises de côté dite tour de l’aigle.
Une cour de marbre bâtard blanc, qui mesure cent soixante toises de large pour trente de profondeur, avec en son centre un bassin et sa fontaine qui mesure six toises de diamètre.
Puis la tour du cheval identique à celle de l’aigle.
Et enfin l’allée défensive est.
« Au sud des tours et de la cour, une allée de marbre bâtard gris large de cinq toises reliant les allées défensives est et ouest. »
« Puis de l’ouest à l’est alignés par leurs faces nord.
Devant la tour de l’aigle le jardin extérieur nord-ouest, de trente toises de large et long de cinquante-cinq.
Une allée de marbre bâtard gris large de cinq toises menant à la cour sud-ouest.
Le jardin intérieur nord-ouest carré de quarante-cinq toises de côté.
Une allée de marbre bâtard gris large de cinq toises menant à la terrasse du bâtiment principal.
Le bassin nord-ouest large de vingt toises et longue de quarante-cinq.
Une allée de marbre bâtard gris large de deux toises.
Une pelouse de six toises de large et longue de quarante-cinq alignée avec l’entrée et le bassin de la fontaine. L’axe de symétrie est ouest passe en son milieu.
Une allée de marbre bâtard gris large de deux toises.
Le bassin nord-est, identique à celui du nord-ouest.
Une allée de marbre bâtard gris large de cinq toises menant à la terrasse du bâtiment principal.
Le jardin intérieur nord-est, identique à celui du nord-ouest.
Une allée de marbre bâtard gris large de cinq toises menant à la cour sud-est.
Devant la tour du cheval le jardin extérieur nord-est, identique à celui du nord-ouest. »
« La partie centrale est constitué ;
Du bâtiment principal mesure cent vingt toises de large et trente de profondeur. Les axes de symétrie passent par son milieu.
Il repose sur une terrasse de marbre blanc large de cent quarante toises, profonde de cinquante et haute de deux, dans laquelle deux escaliers monumentaux, larges de vingt toises chacun, sont taillés dans l’alignement des bassins.
La terrasse est séparée des jardins intérieurs et des bassins, par une allée de marbre bâtard gris large de cinq toises.
Dans l’alignement du bâtiment principal, à l’est et à l’ouest se trouvent des bassins carrés de trente toises de côté. L’axe de symétrie nord sud passe par leurs milieux.
Ces bassins sont séparés, des jardins extérieurs par une allée de marbre bâtard gris large de cinq toises.
Les allées de marbre bâtard gris entre les bassins et la terrasse sont larges de dix toises. Ce qui place les bassins dans l’alignement des tours. »
« La partie sud est le reflet de la partie nord. Cependant il existe des ruptures dans la symétrie nord sud.
Il n’existe pas d’entrée dans le muret sud, et donc pas non plus de réplique des colonnes encadrant l’entrée.
Entre la tour du Dauphin et la tour de l’ours en place d’une réplique de la cour nord, nous avons de l’ouest à l’est.
La cour sud-ouest large de soixante-cinq toises.
La « cinquième tour » identique aux quatre autres.
La cour sud-est identique à celle du sud-ouest. »
Le bâtiment principal mesure dix-huit toises de haut, il est composé de quatre modules accolés, de trente toises sur trente. La symétrie est parfaite selon les axes nord-sud et est-ouest.
Toutes les faces visibles des modules sont identiques, sur chacune au centre s’ouvre un grand porche à arcade ogivale haut de dix toises et large de sept, encadré de chaque côté par deux plus petits, hauts de sept toises et larges de cinq. Il s’agit d’ogives en tiers points reposant sur des piliers larges de trois pieds. Deux piliers sont contigus aux jonctions des modules.
Un oculus, d’un rayon de trois toises, a son centre quatre toises au-dessus de la pointe de l’ogive du grand porche, encadré de chaque côté par deux plus grands, d’un rayon de quatre toises, dont les centres se situent treize toises au-dessus de la dalle à l’aplomb du milieu des piliers séparant les petits porches.
Les arcades donnent sur une galerie extérieure large de deux toises qui fait le tour du bâtiment, derrière les cinquante porches.
Le bâtiment comporte six niveaux de trois toises. La magie mise en œuvre lors de la construction est toujours active, permettant de maintenir une température constante. Nos techniques ne nous permettent pas, aujourd’hui, en hiver de chauffer efficacement des pièces d’une telle hauteur sous plafond.   
Sur chaque façade au nord et au sud s’ouvrent vingt-deux fenêtres par niveau, à chaque niveau la hauteur d’allège est de deux coudées. Les fenêtres de forme ogivale sont hautes de deux toises et large de quatre pieds, les trumeaux sont également larges de quatre pieds sauf aux jonctions des modules où ils sont larges de huit.
Par exception au premier niveau, des façades des modules centraux, s’ouvre un portail ogival, haut de deux toises et quatre pieds dont chaque vantail de bronze est large de six pieds, encadré de chaque côté par dix fenêtres alignées sur celles des niveaux supérieurs.
Sur les façades est et ouest il n’y a que vingt et une fenêtres par niveau, et les piliers des deux extrémités ne mesurent que deux pieds
Le bâtiment comporte mille trois cent fenêtres et quatre portails dont les ogives sont en quinte points.
La face extérieure des vantaux fondus d’une seule pièce comporte des sculptures en haut relief.
Un cheval cabré, sur le vantail gauche du portail nord-est.
Un cavalier tenant dans sa main droite, levée, un stick de dressage, sur le vantail droit du portail nord-est.
Un aigle chauve ailes déployées, sur le vantail droit du portail nord-ouest.
Une fauconnière tendant sa main gauche gantée, sur le vantail gauche du portail nord-ouest.
Un ours dressé, sur le vantail droit du portail sud-est.
Une apicultrice coiffée d’un chapeau à large bord avec voile, chassant l’ours avec son enfumoir, sur le vantail gauche du portail sud-est.
Un Dauphin bondissant, sur le vantail gauche du portail sud-ouest
Un enfant assis au bord de l’eau applaudissant des deux mains, sur le vantail droit du portail sud-ouest.
Sur la totalité des murs extérieurs on peut observer des bas-reliefs représentant des scènes de l’histoire d’Alastyn, entre lesquelles viennent s’intercaler, jusqu’à deux toises de haut, des sigles magiques. Ces scènes ne seraient pas sculptées mais incrustées magiquement par les reines successives. L’intendant prétend que le palais réajuste la taille des scènes préexistante lorsqu’une reine décide d’en faire naitre une nouvelle. Ces murs sont épais de deux coudées, les cloisons et planchers, d’une.
Le module ouest est composé de six niveaux d’une hauteur sous plafond de deux toises et trois coudées. Profond de vingt-cinq toises, large de vingt-sept toises une coudée et trois paumes, chaque niveau est traversé en son milieu par un corridor d’une toise de largeur. Ce corridor, axe de symétrie, dessert de chaque côté des vestibules donnant accès aux pièces.
Le module situé à l’est, en est l’exact reflet.    
Les modules centraux sont composés de deux niveaux, le bas est haut d’une hauteur sous plafond de quatorze toises et trois coudées, le haut de deux toises et trois coudées.
Au premier niveau les deux modules, profonds de vingt-cinq toises, larges de vingt-neuf toises une coudée trois pieds et trois paumes chacun, dépourvus de cloisons, forment un unique volume. Dans ce volume de plus de cent soixante-quatre mille cent six stères, constituant la plus grande pièce connue au monde. Une température agréable est maintenue, en tous points, par magie.   
Deux escaliers à double révolutions occupent chacun un cercle d’un diamètre de plus de six toises, aux centres de ces modules. Ils mériteraient d’être la quatorzième merveille. Alors je leur ai consacré le chapitre suivant.
Des coursières en encorbellement, larges de deux coudées, courent le long des murs à hauteur des planchers des deuxième, troisième, quatrième et cinquième niveaux, reliant les corridors est et ouest.
Des passerelles relient les escaliers entre eux et aux modules est et ouest.
Aux quatre coins de ce niveau se trouvent des bassins profonds de deux coudées, d’un rayon de quatre toises dont le centre est à six toises de chacun des deux murs formant l’angle.
Au milieu de chacun une fontaine ayant la forme d’une vasque d’une toise de diamètre d’une coudée de profondeur posée sur une colonne d’un pied de diamètre s’élevant de deux coudées au-dessus du niveau du bassin.
Du centre de chaque fontaine (dont l’eau s’échappe par quatre dégorgeoirs saillants surmontés d’un cheval cabré au nord-est, d’un ours dressé au sud-est, d’un dauphin bondissant au sud-ouest et d’un aigle ailes déployées au nord-ouest) s’élève un jet qui monte jusqu’à trois toises.
Sous les passerelles reliant les deux escaliers se trouve un cinquième bassin, distant de chacun des escaliers d’une toise deux coudées une ligne, il est long de vingt toises. Large de quatre toises il déborde des passerelles, au nord comme au sud, d’une toise deux coudées une ligne.
Dans ces bassins des poissons aux coloris et formes variées nagent autour de lotus et de nénuphars.
Entre les portails à trois toises du mur nord se trouvent trois espaces d’accueils de six toises de côté, distants de deux toises l’un de l’autre et de trois des portails.
Les cloisons de ces espaces d’accueils sont constituées de bacs, larges de trois paumes et hautes d’une coudée, emplis de terre d’où s’élèvent des treillages sur lesquels sont palissées, rosiers, clématites, jasmins, chèvrefeuilles, glycines et vignes vierges. Entourés par quatre jardins verticaux de quatorze toises de haut, ces espaces sont aménageables à la demande, à l’aide de mobilier et de cloisons mobiles hautes de deux toises en bois d’ébène.
Dans chaque espace est pratiquée une ouverture, au centre de la paroi nord, d’une toise et deux coudées de haut et de deux coudées de large, faisant face à l’ouverture de leur réciproque se trouvant à trois toises du mur sud.
Ces espaces permettent de recevoir jusqu’à six délégations ne souhaitant pas se mêler.
Au second niveau les deux modules sont séparés par une cloison dépourvue d’ouverture.
Chaque module est profond de vingt-cinq toises large de vingt-neuf toises une coudée et trois pieds.
Sur la cloison extérieure s’ouvre le corridor du cinquième étage du module est ou ouest.
Sur le sol une fresque de faïence, de vingt-cinq toises de diamètre représente un hémisphère céleste.
La partie de fresque manquante à l’emplacement de la trémie s’ouvrant du degré 351 au degré 81 est reproduite dans un secteur de couronne, ayant un rayon extérieur de quatorze toises deux coudées et un pied, et un rayon intérieur de treize toises une paume deux pouces et trois lignes, du degré 30 au degré 120.
La partie de fresque manquante à l’emplacement de la trémie s’ouvrant du degré 171 au degré 261 est reproduite dans un secteur de couronne, ayant un rayon extérieur de quatorze toises deux coudées et un pied, et un rayon intérieur de treize toises une paume deux pouces et trois lignes, du degré 210 au degré 300.
Sur la partie de la fresque couvrant le cylindre vide autour duquel s’enroulent les deux spirales de l’escalier s’élève une cloison circulaire délimitant la seule pièce de ce niveau.  Cette cloison, haute d’une toise et une coudée seulement, coïncide avec les arcs intérieurs des deux trémies dispensant ces dernières de garde-corps sur ces arcs.
Cette pièce d’un diamètre de trois toises un pied un pouce et deux lignes est dépourvue d’ouverture et de plafond.
Je n’ai pu pénétrer ni dans celle de l’ouest dénommée « La Salle de l’Oracle » ni dans celle de l’est dénommée « La Salle des Incantations ».
Dans le module central ouest la fresque représente l’hémisphère céleste au nadir du dôme, des lignes d’or relient entre elles les étoiles des constellations du Dauphin, de l’Aigle et de la Vierge.
Dans le module central est la fresque représente l’hémisphère céleste au zénith du dôme, des lignes d’or relient entre elles les étoiles des constellations du Cheval, de l’Ours et de l’Amant.  
Certains ont pensé pouvoir estimer l’âge du palais par comparaison de la position des étoiles, ils ont dû renoncer en constatant que les fresques sont en permanence l’exacte représentation du ciel. Non seulement elles reproduisent l’extrêmement lent mouvement des étoiles, mais le fond de ciel évolue en permanence d’un blanc mat pour la partie observable du ciel, il est légèrement grisé pour les parties des hémisphère en dessous des horizons comprenant les astres pas encore levés et ceux déjà couchés.    
Chacun des deux modules centraux est surmontés d’un dôme bulbeux en cristal qui mesure vingt toises de diamètre à sa plus grande circonférence. Il repose sur un tambour haut de cinq toises, dont le diamètre est de dix-huit toises. Son sommet est recouvert d’une fleur de lotus inversée d’un cristal légèrement ambré au-dessus s’élève une flèche de deux coudées surmontée d’une sphère de bronze d’une coudée de diamètre. L’ensemble mesurant vingt-cinq toises de haut, la sphère culmine à quarante-cinq toises.
Il s’agit de dômes doubles, les dômes extérieurs décrits ci-dessus sont doublés à l’intérieur de dômes surbaissés.
Les dômes intérieurs de deux toises de hauteur pour un diamètre de six toises sont inclus dans une couronne horizontale de cristal ayant un rayon intérieur de trois toises et un rayon extérieur de neuf toises, formant plafond entre le tambour et le dôme intérieur.
L’intendant affirme que les dômes superposés forment des lentilles qui font converger les rayons cosmiques dans les Salles « de l’Oracle » et « des Incantations ».
Pour en finir avec le bâtiment principal, sachez que l’intendant posant une main sur mon épaule et l’autre sur un sigle de déplacement m’a permis d’expérimenter cette magie pour passer du niveau deux du module central ouest à celui de l’est, je n’ai ressenti qu’un léger trouble mais j’étais fatiguée comme après avoir fourni un effort assez intense. L’intendant recommença pour nous amener dans une cuisine du rez-de-chaussée, dans laquelle un encas m’a été servi, pour mon plus grand plaisir car j’éprouvais littéralement une vraie fringale.
Les cinq tours conçues sur le modèle des modules du bâtiment principal ont les mêmes dimensions. En leur milieu est creusé un puits carré de dix toises de côté.
Les angles du puits sont reliés en diagonale par deux poutres carrées de deux coudées de section.
L’intersection des deux poutres sert de centre à une plateforme circulaire de cristal d‘un diamètre de cinq toises sur lequel repose une flèche conique dont le rayon de la base est de deux toises et deux coudées et la hauteur de vingt-cinq toises.
Les sommets de ces flèches en cristal plein, qui évoquent irrésistiblement des épées, culminent à quarante-trois toises.
Un escalier en colimaçon desservant tous les niveaux occupe chaque coin des tours.
Les faces avec leurs cinq porches et leurs trois oculi sont strictement identiques, donnant sur des galeries extérieures de deux toises.
Sur toutes les faces des puits, sept fenêtres sont ouvertes par niveau.
Sur les façades faisant face à une autre tour, s’ouvrent aux cinq niveaux supérieurs vingt fenêtres. Les piliers des deux extrémités mesurent six pieds, au premier niveau s’ouvre un portail, encadré de chaque côté par neuf fenêtres alignées sur celles des niveaux supérieurs.
Les deux autres façades sont identiques à celles de l’est et de l’ouest du bâtiment principal.
Sur la cinquième tour, les portes sont situées à l’est et à l’ouest.
Sur le vantail nord du portail ouest de la tour de l’aigle est sculpté le cheval cabré.
Sur le vantail sud du portail ouest de la tour de l’aigle est sculpté l’aigle ailes déployées.
Sur le vantail est du portail sud de la tour de l’aigle est sculpté l’aigle ailes déployées.
Sur le vantail ouest du portail sud de la tour de l’aigle est sculpté le dauphin bondissant.
Sur le vantail nord du portail est de la tour du cheval est sculpté l’aigle ailes déployées.
Sur le vantail sud du portail est de la tour du cheval est sculpté le cheval cabré.
Sur le vantail ouest du portail sud de la tour du cheval est sculpté le cheval cabré.
Sur le vantail est du portail sud de la tour du cheval est sculpté l’ours dressé.
Sur le vantail ouest du portail nord de la tour du dauphin est sculpté l’aigle ailes déployées.
Sur le vantail est du portail nord de la tour du dauphin est sculpté le dauphin bondissant.     
Sur le vantail nord du portail ouest de la tour du dauphin est sculpté le dauphin bondissant.
Sur le vantail sud du portail ouest de la tour du dauphin est sculpté l’ours dressé.
Sur le vantail sud du portail est de la tour de l’ours est sculpté le dauphin bondissant.
Sur le vantail nord du portail est de la tour de l’ours est sculpté l’ours dressé.
Sur le vantail ouest du portail nord de la tour de l’ours est sculpté l’ours dressé.
Sur le vantail est du portail nord de la tour de l’ours est sculpté le cheval cabré.
Sur le vantail sud des portails est et ouest de la cinquième tour est sculpté l’homme nu.
Sur le vantail nord des portails est et ouest de la cinquième tour est sculptée la femme nue.
La tour du cheval est dédiée à la cavalerie. Le rez-de-chaussée est consacré aux écuries, un manège occupe le fond du puit central.
La tour de l’aigle est dédiée aux pisteurs, chasseurs, rangers et fauconniers, au dernier niveau, dont les fenêtres ouvertes sur le puit sont dépourvues de vitres, nichent les rapaces dressés pour certains à la chasse, pour d’autres au combat.
La tour de l’ours est dédiée au personnel du palais, le premier niveau est consacré à la garde et à l’enseignement des enfants du personnel. Un parc occupe le fond du puit central. Au deuxième niveau se trouvent des salles de soins et d’opérations et des chambres de convalescence. Aux niveaux supérieurs, des logements sont fournis aux membres du personnel et à leur famille qui n’ont pas de résidence en ville.
La tour du dauphin est dédiée aux arts et aux sciences, le premier niveau abrite des galeries dans lesquelles sont exposés de nombreuses œuvres, les autres niveaux abritent des salles d’études, des laboratoires, des ateliers de peinture, sculpture et des auditoriums, ainsi que des logements pour les artistes et savants séjournant au palais.
La cinquième tour est parfois appelée en dehors d’Alastyn, « Tour du Roi », « Tour de la Reine », « Tour des Magiciens », voir « Tour des Sacrifices » ou « Tour Mystérieuse ». Elle n’est ici que la cinquième tour, quand à son usage et à savoir ce qui passe à l’intérieur, les seules réponses que vous obtiendrez, en Alastyn, sont des sourires. Mais il se murmure dans le royaume de Shay que ce serait dans cette tour que l’héritier(e) des pouvoirs ancestraux des lumineux éveille chez celui (celle) qui partagera sa vie, des pouvoirs identiques aux siens. Une vieille légende raconte que cette cérémonie se déroule dans « l’Origine du monde ». Quel que soit l’interprétation que l’on donne à cette légende je ne pense pas que l’on puisse penser qu’il s’agisse de la cinquième tour.
Tout cela va-t-il nous être utile, je n’en suis pas du tout certain, mais c’est du bel ouvrage. J’ai l’impression que je pourrais le construire… à condition d’être magicien bien sûr. Jetons un œil sur le plan pendant que tout cela est encore frais dans ma mémoire, je lirai le chapitre cinq après.      

le palais

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